Visite de la Maison Jeanne Garnier

7 bénévoles de JALMALV-Rouen étaient attendus le 17 octobre à la Maison Médicale Jeanne Garnier, 106 avenue Emile Zola, 75015 Paris, centre spécialisé dans les soins palliatifs et dans l’accueil et le soutien des familles.

Nous avons été accueillies par Marie-Astrid, bénévole depuis 12 ans à AIM (Accompagner Ici et Maintenant), association qui rassemble et forme les bénévoles intervenant dans la Maison et ses deux « annexes ». Dans la bibliothèque, autour d’un café et de petits gâteaux, nous avons d’abord échangé autour de nos pratiques et partagé nos expériences.

Une centaine de bénévoles accompagnent les malades dans la matinée, l’après-midi et le soir, 7 jours sur 7. La transmission entre l’équipe du matin et celle de l’après-midi a un rôle très important. Un coordinateur assure chaque jour la continuité de l’équipe et le bien-être pratique ou psychologique des bénévoles, qui interviennent une fois par semaine. La formation fait ici une plus large place à la pratique qu’à JALMALV, ce qui s’explique en particulier du fait de l’unité de lieu et de la proximité des patients et des familles. Avant de commencer son accompagnement, le bénévole signe une convention d’engagement et une charte.

Un petit film nous aide ensuite à réaliser qu’ici, la relation au malade est essentielle. Le bénévole doit s’adapter à une réalité particulière avec chaque malade, et s’aperçoit que la banalité la plus commune peut amener finalement à initier une relation de qualité. Il prend conscience qu’il est un maillon d’une chaîne, ce qui l’amène à beaucoup d’humilité.

Il permet au malade de bénéficier jusqu’au bout d’un regard extérieur, car ce petit bout de la vie fait partie de la vie. Par ailleurs, le bénévole est tenu au secret professionnel absolu.

A la fin des années 1990, à l’occasion d’un don, la maison Jeanne Garnier a été rasée et reconstruite avec une architecture fonctionnelle et adaptée. Elle comporte actuellement trois étages superposés et organisés en ellipse. Chaque demie ellipse correspond à une unité de soins, ce qui évite les longs couloirs fatigants pour tous. Les chambres sont conçues de façon à ne pas trop ressembler à des chambres d’hôpital. Chacune d’elle dispose d’une fenêtre donnant si possible sur le jardin, et d’un grand panneau sur lequel le malade peut accrocher des souvenirs personnels. Chaque unité offre aux familles un endroit où elles peuvent se retrouver hors de la chambre, ainsi qu’un coin réservé aux enfants, dans lequel ils peuvent lire, dessiner, jouer. Les malades et les familles peuvent aussi utiliser la bibliothèque, avec le piano. Un autre piano est à disposition des malades dans l’atelier d’art-thérapie. Il existe aussi un studio mis à la disposition des familles qui souhaitent rester dormir. Enfin, une chapelle permet aux catholiques de participer au culte ou d’organiser une cérémonie, les autres cultes pouvant être célébrés dans les chambres.

Un sentiment de paix assez impressionnant se dégage de ce lieu où tout est fait pour accompagner et réconforter les malades et leur famille, et assurer ainsi une vraie vie, digne d’être vécue jusqu’à son terme.

M-F. D.


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